Du 11 au 13 septembre de 08.30 à 17.00

Ce colloque international sur « Les formes contemporaines de l’emprise. Travail, organisation, management et marché » se tiendra du 11 au 13 septembre à l’Université de Mons. Tous les jours, de nombreux travailleurs vivent des expériences de mal être ou de souffrance au travail et sont l’objet d’une domination plus ou moins masquées. L’objectif du colloque est de s’interroger sur l’actualité des formes de domination à l’œuvre dans le monde du travail et des possibilités de s’en émanciper. Durant trois jours, la parole sera donnée tant à des analystes du monde du travail et des organisations qu’à des intervenants et à des acteurs de terrain. Si le colloque s’inscrit dans un cadre universitaire, il s’adresse à un large public : créateurs et gestionnaires d’entreprises, syndicalistes, intervenants, travailleurs en questionnement, services de santé mentale, services de prévention et protection au travail, etc.

Mercredi 11 septembre

Le colloque débutera, le mercredi 11 septembre à 18h15, par une conférence sur Les métamorphoses du travail. Elle sera donnée par Danièle Linhart, dont le dernier livre en date est La comédie humaine du travail, et Vincent de Gaulejac, qui vient de cosigner Le capitalisme paradoxant, un système qui rend fou. La conférence sera suivie, pour ceux qui le souhaitent, par un cocktail dinatoire.

Jeudi 12 septembre

• Matinée: 4 intervenants prendront la parole

  • Gaëtan Flocco (Université d’Évry),
  • Agnès Vandevelde-Rougale (Université Paris Diderot),
  • Marc Loriol (Paris 1)
  • et Pierre Firket (Université de Liège).

Leurs interventions ont respectivement pour titre : Les cadres sous l’emprise managériale, Sous influence : ambivalence du discours managérial et fragilisation subjective, Affaiblissement des collectifs et emprise des logiques comptables : un cercle vicieux contemporain, et Le travail vaut-il la peine ? Réflexions au départ de la Clinique du Travail.

L’après-midi: Huit ateliers réunissant une trentaine de chercheurs se dérouleront en parallèle. Ils porteront notamment sur le capitalisme de plateforme, les technologies de l’information et de la communication, l’excellence dans le système d’enseignement ou encore les dimensions biographiques et psychosociologiques et le rapport au travail. Différents terrains belges et internationaux seront interrogés.


13 septembre

  • La matinée:  sera animée par : Isabelle Ferreras (Université Catholique de Louvain),

  • Pascal Ughetto (Université Paris-Est),
  • Gilles Herreros (Lyon 2),
  • et Christophe Pittet (Pôle Autonome en Recherche Sociale).

Leurs interventions ont respectivement pour titre : L’entreprise sous emprise du capital : les voies de sortie, Agiles et libérés ? L’entreprise contemporaine peut-elle affranchir ses salariés des process ?, L’intervention en organisation une aide pour se déprendre de l’emprise, et Comment avoir prise sur l’emprise pour sortir de l’impuissance ?L’après-midi  sera consacré à une table ronde sur « Les acteurs face à l’emprise : quelles questions et quelles réponses ? » avec :

  • Marilyse Ledouble (DRH de Materia Nova, une spin off universitaire dont le mode de management emprunte à la sociocratie),
  • Tom Bresmal (ancien team leader de Décathelon Namur, une des rares références belges en matière d’entreprise libérée),
  • Maud Vaneberg (Directrice au CPAS de Schaerbeek, qui a ouvert un chantier réflexif en vue de faire évoluer ses pratiques de management)
  • et Quentin Crespel (membre fondateur de Bees Coop, un supermarché participatif où les clients sont aussi propriétaires et travailleurs).

 

 Deux interventions viendront clôturer le colloque :

  • Laurence Blésin, directrice de Formation, Eduction, Culture (FEC), sur « Emprise », syndicalisme et transformation sociale. De la nécessité de construire le contre-pouvoir par l’éducation populaire
  • Nicolas Latteur, chercheur au CEPAG et auteur de Travailler aujourd’hui. Ce que révèle LA PAROLE des salariés.

Date limite d’inscription : 07/09/2019
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